Gestalt-thérapeute

Tombée relativement tôt dans la marmite du questionnement existentiel, je m’étais auparavant essayée – assez longuement à chaque fois – à la psychanalyse lacanienne puis freudienne, et aux thérapies psycho-corporelles du type analyse bioénergétique, avant de découvrir – et de me découvrir – par la gestalt-thérapie, pour finalement décider de devenir gestalt-thérapeute.

     J’ai donc suivi pendant environ 7 ans, l’ensemble du cursus proposé par l’Ecole Parisienne de Gestalt,  pour l’obtention du Diplôme de formation avancée en Gestalt-Thérapie (3ème cycle) , et du Certificat Européen de Psychothérapie via l’EAP (Association Européenne de Psychothérapie).

     Depuis, de façon à diversifier et approfondir ma « culture gestaltiste », j’ai opèré des modules de formation continue tant à l’EPG qu’à l’Institut Français de Gestalt-thérapie (IFGT), ou encore auprès de praticiens chercheurs tels P. Colin et E. Blanquet (approche phénoménologique), Jean Ambrosi (cf le contretransfert ou plutôt la relance de la dynamique personnelle), etc …

     Après de longues années de supervision en groupe dans ces mêmes cadres, je bénéficie actuellement d’une co-vision avec une  collègue elle-même superviseuse certifiée.
Enfin, je suis membre titulaire de la Société Française de gest, et travaille dans le respect des codes de déontologie du SNppsy (Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie) et de l’EAGT (Européan Association for Gestalt-Therapy).

justiceCes différents élements – psychothérapie personnelle approfondie, formation spécifique à une approche relationnelle de la psychothérapie, supervision régulière de la pratique, engagement déontologique, agrément par un collège de pairs pluraliste et indépendant de la structure de formation– s’ils me permettaient de satisfaires aux 5 critères de reconnaissance d’une qualification à l’exercice de la psychothérapie selon le SNPPsy, n’étaient plus suffisants pour porter le titre de psychothérapeute (depuis la parution en 2010 du décret d’application de la loi sur l’usage de ce titre votée en  août 2004) , dans la mesure où je ne suis ni médecin, ni psychologue, ni psychanalyste…

     Bien que ne me reconnaissant pas non plus dans le nouveau contenu quelque peu psychiatrisé du titre – (en voir l’historique) -, et que je désapprouve la façon dont il a été subtilisé à ceux qui l’assumaient avec sérieux au service de très nombreux bénéficiaires depuis des décennies, j’ai décidé de passer devant la commission habilitée à autoriser les « anciens » à figurer sur les listes départementales de psychothérapeutes officiels (n°ADELI: 310005707). Même si ce n’était pas ma seule motivation, j’espère avoir ainsi contribué à faire entendre le bien fondé des parcours singuliers…
      Je me sens donc solidaire de ceux de mes collègues qui ont choisi le titre de psychopraticien pour manifester leur désaccord avec le contenu de cette loi. Solidaire également des futurs praticiens qui devront assumer leurs choix de formations non universitaires… A cette occasion, il peut être utile de se rappeler qu’un titre universitaire n’est pas la garantie d’une protection contre l’incompétence, l’éthique douteuse ni les attitudes pathologiques destructrices, surtout lorsqu’aucun travail sur l’être n’est requis. Même si une formation sérieuse est à l’évidence nécessaire – à chacun de se positionner quant aux critères de sérieux – , n’est-il pas tout à fait possible d’avoir une tête bien pleine sans changer quoi que ce soit à son être ?

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